"Nooooooon, je veux pas manger le crayon. Laisse moi tranquille, je veux paaaaaas manger le crayonnnnnn. Mamaaaaaaaan Sarah elle veut me faire manger le crayon."
Quand au réveil cette phrase est la première phrase que l'on entend, on sait, 10 secondes après avoir ouvert les yeux, que la journée sera une journée bien pourri du troufion. (J'ai été conducteur de 33 tonnes dans ma prime jeunesse.)
Hier avait pourtant été une journée classée à 10 sur l'échelle de la cool-attitude. Le niveau 11 correspondant à une journée où je mange des chicken mcnuggets avec de la sauce chinoise à volonté et où j'assiste à un concert de Robbie Williams. C'est dire.
Me sentant d'humeur "femme bonne à marier" j'avais donc préparer un petit crumble aux pommes. Le seul petit soucis a été qu'à la sortie du four le dit crumble est passé par toutes les tubes digestifs sauf le mien. Je me suis donc nourri de leur "Sooo lovely". Oui, voila, de la nourriture spirituelle. C'est tellement mieux.
Aidan est trop rigolo, à chaque fois que je cuisine il me demande si c'est compliqué à faire. Je pense que son grand rêve est de se mettre aux fourneaux et de dire "non" à la cuisine irlandaise, aux pommes de terres, à la jelly et au coleslaw. Soit dit en passant, j'ai gouter la jelly. Je me suis retenue pour ne pas vomir mais sourire poliment en sentant la gélatine dégouliner le long de ma gorge. C'était encore plus gore qu'une émission d'"Allo Docteur ?" sur les fistules. J'en profite pour placer un big-up à tout ceux qui entre midi se font comme moi des petits défis "vais-je réussir à manger mes carbonaras devant la séquence de l'opération du globe occulaire gauche sous anesthésie locale ?"
Cependant ayant un caractère à tendance optimiste ("Mais bien sûr qu'on va réussir à trouver des billets pour Lady Gaga à Dublin pour 30 euros alors que le concert est déjà sold-out !") j'étais décidée ce matin de faire fit des enfants - j'ai cependant tout de même décidé de ne plus jamais en avoir mais nous en reparlerons bientôt - et de passer une bonne journée. Je sors donc de la maison (Etant une personne propre j'ai tout de même entre temps pris le temps de me doucher, de me brosser les dents et de m'habiller. En Irlande les gens sont bizarres mais ne vivent toujours pas tout nu.) afin d'aller prendre mon bus lorsque Tinky, pris d'un élan d'affection encore inexpliqué, m'a couru dessus (vous savez quand les chiens sont tellement contents qu'ils courent avec les pattes qui partent dans tout les sens. La même) et m'a au passage mis de la bousse de vache partout sur mon pantalon, mes chaussures et mes mains. Youpi. J'ai donc été me recoucher. Parfois il ne faut pas forcer le destin.
(Oui, Tinky est plus petit qu'une tapette à mouche.)
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