C'est donc parti pour vous servir sur un plateau d'argent les réjouissances de ma journée du 23 novembre. Nous allons donc procédé par ordre chronologique.
A 7 heures, Aidan descend les escaliers d'un pas lourd qui signifie "je n'ai pas dormi de la nuit, je déteste mes enfants." Pour le coup il détestait surtout Ciara qui a chouinait toute la nuit parce que son nez était bouché. J"avais envie de dire "bien fait, ça vous apprendra à nous priver de chauffage !" mais je me suis contenu. Pour le bien être de tous.
Quelques minutes après, Ciara se lève et nous rejoint dans le salon. De manière général, le matin est une étape assez compliquée à gérer pour ma princesse. Imaginez votre père qui se lève le matin - oui, tous les papas sont d'une humeur massacrante le matin, c'est un principe- et transposez ensuite cette image dans un corps d'un mètre vingt. Vous aurez alors une bonne idée de Ciara au réveil. Je vous laisse donc imaginer un réveil avec en prime le nez bouché.
"- Je ne veux PAS me lever ! Je veux pas venir dans le salon d'abord ! Je pleure, je pleure, je pleure
- Retourne te coucher ma chérie
- JE NE VEUX PAS ME COUCHER ET JE NE VEUX PAS ME LEVER ! JE REPLEURE, JE REPLEURE, JE REPLEURE."
On va bien s'amuser aujourd'hui.
Et le moment où je me suis sans doute le plus maraver la tronche est celui de la mini-crise d'ado que m'a offerte Sarah. Ca doit être un cadeau bonus pour lui avoir cuisiner une bolognaise je pense. Vous vous demandez surement ce qu'il l'a poussé à pleurer comme une furie dans le style actrice de série B et à se gratter la nuque jusqu'au sang ? Je lui ai emprunté un stylo sans lui demander. Que celui qui voit une démesure dans sa réaction fasse trois tours sur lui-même en sautant à cloche-pieds.
Dire que j'étais remontée et en colère est en euphémisme et je pense que je l'ai quelque peu montré à 14h, heure à laquelle j'ai oublié toute notion de convenance, de délicatesse et de savoir-vivre : "Tu veux combien d'enfant plus tard ? / Aidan, sérieusement, après ça - pointage du doigt bien grossier de Sarah- ZE-RO ! / Ha..." Sur le coup ça va beaucoup mieux, c'est comme une délivrance. Et puis quand on réalise ce qu'on vient de dire on va tout d'un coup moins bien. J'ai donc rougi comme une teubé.
Aidan ne m'en a apparemment pas tenu rigueur puisqu'on s'est offert une soirée "confessions". J'adore ces moments, le soir, où les enfants sont calmes (en vrai, devant la télé parce qu'on a psychologiquement craqué.) et où l'on a enfin le temps de discuter. On s'offre une thérapie réciproque totalement gratuite et totalement régressive : "Je suis exténué. / Moi aussi / Je dors mal en plus, je n'ai dormi que deux heures cette nuit. D'habitude j'arrive au moins à cinq / Tu devrais peut être prendre des cachets. Ou de l'homéopathie tiens. / Ou du cannabis / AHAHAHAHA"
Aidan et moi parfois on a 14 ans et on aime bien ça.
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